Le cancer du pancréas
J'espère que beaucoup d'entre vous, après avoir lu ce récit, changerons leur regard vis-à-vis de la maladie et leur comportement vis-à-vis des malades.
Prenez conscience, quand l'issue est fatale, que les malades deviennent une priorité absolue, que eux seuls existent, et quand la mort frappe, que les survivants ont besoin de vous.
Chapitre 1
Ce fut pour nous une joie immense et presque indescriptible quand au coup de sifflet final, il fut sacré champion et dans les yeux de Gisèle il y eu une flamme d'un éclat extraordinaire, celui d'une mère fière de son "grand".
Ce fut, hélas, sa dernière grande joie avant d'apprendre, quelques jours plus tard, qu'une horrible maladie la rongeait inexorablement, le cancer du pancréas.
Cela fut fait le lendemain matin a la première heure et ce spécialiste me confia qu'il désirai rapidement faire effectuer des examens complémentaires plus poussés.
Il avait décelé un nodule (tumeur). Il me confia discrètement ses craintes quand a la nature de cette tumeur et il décida de son hospitalisation d'urgence.
En nous dirigeant vers cet établissement, bras dessus bras dessus comme deux jeunes amants, elle pencha sa tête près de moi et me murmura " j'espère que ce nodule n'est pas cancéreux".
J'ai du prétexter un besoin soudain pour me cacher dans les toilettes de cet établissement et "craquer" a l'abri de tous regards.
Dans toute cette histoire, je me suis toujours caché pour laisser couler mes larmes, c'était ma peine, mon malheur et point n'est besoin de s'exposer dans ces moments.
Il me confirma que Gisèle était atteinte, probablement, d'un cancer du pancréas et que seul le chirurgien pourrait nous donner l'étendue de la maladie.
J'ai explosé en larmes dans ma voiture et j'ai tout de suite appelé notre fils et nos deux filles pour leur exposer la situation et qu'ils me rejoignent.
L'anesthésiste me confia que c'était une intervention très lourde et très longue, environs 7 heures, et voyant que je ne quittais plus Gisèle, me conseilla que le lundi, après qu'elle soit entrée au bloc opératoire, de rentrer me reposer et de revenir 7 heures plus tard, plutôt que de me morfondre près de la salle d'opération.
Ce dernier s'arrêta près de moi, me signala que Gisèle était en salle de réveil et quand je lui fit remarquer ma surprise et ma grande inquiétude de m'apercevoir que l'opération avait durée 3 heures de moins que prévue, il m'expliqua que le chirurgien n'avait pas pu faire le geste qu'il voulait faire, qu'il avait décidé de ne pas lui enlever la tête du pancréas ayant constaté que les deux lobes du foie avaient des métastases, que cela devenait inutile et dangereux.
Il avait simplement effectué un pontage pour que la bile ne s'écoule plus dans son sang, expliquant son jaunissement, et que Gisèle était condamnée a très brève échéance a une issue fatale, que la maladie serait la plus forte.
C'est en me souhaitant bon courage qu'il a pris congé de moi.
Le chirurgien qui la opéré me reçu, accompagné de mon fils, dans les instants qui suivirent, il nous exposa quelle fut son intervention chirurgicale, nous fit comprendre que la maladie était a un point d'infection très avancé et hélas incurable, que la médecine et l'hopital mettraient tout en oeuvre et qu'ils feraient tous ce qu'il est possible de faire, pour que Gisèle reste le plus longtemps en vie, laps de temps qu'il estimait entre 3 et 6 mois, et dans le plus grand "confort".
Ce chirurgien me prononça une phrase, suite à mon interrogation sur l'attitude a observée vis-à-vis de mon épouse, qui m'aida beaucoup par la suite je cite:
Elle était trop intelligente pour la laissée dans le doute, le mensonge aurait été la pire des thérapies.

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