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Les points essentiels

• Le cancer du pancréas touche plus d'hommes que de femmes. Il survient le plus souvent après 55 ans.

• Une consommation chronique et excessive d'alcool est sans doute le facteur de risque le plus sérieux. Toutefois, ce cancer peut survenir en l'absence de tout facteur de risque connu.

• Les signes cliniques sont généralement tardifs, dominés par l'altération de l'état général, les douleurs abdominales, éventuellement un ictère (jaunisse).

• Le pronostic dépend de l'étendue de la tumeur, de son type et de la qualité de l'acte opératoire.

• Le traitement repose avant tout sur la chirurgie ; une chimiothérapie peut être proposée en complément, de même qu'une radiothérapie, notamment à visée palliative.

• Mais le cancer du pancréas reste de pronostic assez sévère, même s'il y a des progrès avec de nouvelles chimiothérapies.

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Vendredi 15 juin 2007

ajouter un commentaire par Ph.T
Chapitre 5




La nuit, je ne dort pratiquement plus, allonger près d'elle je l'écoute respirer, je caresse et j'embrasse son corps meurtri mais a la peau toujours aussi douce, plus douce que le plus précieux des satins, ce corps qui a porté nos trois enfants si beaux, si forts, si aimants, ce corps qui ne m'a jamais laissé sage.
D'ailleurs, depuis que tu n'es plus la, il y a toujours un oreiller dans notre lit, car toi seule dormait avec et dans mes moments de profonde détresse, je le regarde et je me dit qu'il sera la si jamais tu revenais. Le chagrin rend fou, mais je crois que c'est avec ma folie que je peux te vivre toujours. Aragon n'écrivait il pas "aimer a perdre la raison". 

 
naitre-sein-copie-1.jpg 


 Un dimanche comme elle n'a plus la force de m'accompagner, elle refuse que je me prive, à cause  d'elle d'un de nos grand plaisir, voir jouer notre fils et elle m'implore d'aller au stade de rugby, . 
Je l'appelle toutes les dix minutes pour l'informer, mais surtout pour m'enquérir que tout va bien, je n'aime pas la laisser seule. A la fin du match sur le chemin du retour, je l'appelle pour lui dire que notre fils a été très bon elle me répond, étonnée de mes propos: "pourquoi tu me dit cela je sais bien qu'il est bon mon fils". Elle est tellement fière et admirative de David, son fils.
Avant qu'elle ne tombe malade c'était une de nos grandes joies que de le voir jouer, d'organiser nos dimanches autour de cet évènement. D'ailleurs, lors d'un match, un ¼ de finale de championnat de France, il fit un exploit, un drop goal de 50 mètres (les puristes comprendrons) a la dernière minute du match qui fait se lever le public et qui permet a son équipe de gagner in extremis. Après avoir marqué il tend un poing rageur vers nous, à sa mère, comme si il lui offre ce match, elle est fière et émue et ses yeux brillent de mille feux.
Excusez moi si parfois, quand j'évoque tous  ses souvenirs, je mele le passé et le présent, mais je la vis tellement que souvent je n'arrive pas à faire la part des choses, j'ai l'impression qu'elle me regarde, qu'elle est a coté de moi., coucou chérie, je t'aime.
 
   20-ans.JPG


Plus de 14 mois se sont passés, Gisèle passe du lit au canapé puis au lit, elle parle très peu et les quelques paroles qu'elle bredouille deviennent parfois inintelligibles, elle ne mange plus car elle ne peut plus. Elle s'affaiblit et je me sent totalement impuissant, la médecine également. Elle dort de plus en plus et je dois encore augmenter les doses de morphine. Quand je lui change cette poche en plastic, ce n'est plus de la bile mais un liquide plus épais et verdâtre. Je la porte plus que ne la soutien, je lui fait sa toilette, et la couche comme nous couchions nos enfants. Je ne pleure pas, je n'ai plus de larmes et je sais que cela lui ferai tellement de peine de me voir désespérer.
Certain m'ont dit que j'étais fort, ils se trompent, mon amour pour elle me dictait mon attitude, et puis pour "craquer", je me cachai en dehors de notre maison, ma peine ne regardais que moi et j'ai horreur de me donner en spectacle.
Le médecin passe la voir tous les matins lui dire bonjour, plus par amitié que part besoin médical. Quand plus tard je l'ai remercié pour tous ce qu'il a fait pour elle, il m'a répondu: "Gisèle était tellement attachante". Merci Franck, je vous en serais éternellement reconnaissant. Il décide de la mettre sous perfusion car elle se déshydrate. Il me fait signe de le suivre à l'extérieur pour m'annoncer discrètement que la fin est très proche. 
Sa maman, une de ces sœurs et nos enfants se sont installés à la maison pour rester jusqu'à la fin près d'elle.
 
 
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