Chapitre 7
Un matin je me réveille près d'elle, elle ne m'entends pas quand je l'appelle, elle
ne réagit pas aux baisers sur sa joue, sa respiration est lente et son souffle est bruyant, ses bras retombent telle une masse quand je les soulèves je comprend, avec stupeur, qu'elle est dans un
profond coma.
Je ne peux mais je vais devoir accepter la défaite, abdiquer devant cet adversaire qu'elle a et que nous avons combattu avec tant de vigueur pendant 15 mois.
Deux jours passent et le 23 septembre, a 3 heures du matin, je me réveille près d'elle en sursaut, comme répondant a un appel, sa poitrine bouge de plus en plus lentement et soudain je recueille son dernier souffle, c'est finis, Gisèle s'est endormie a jamais, contre moi, sa main dans ma main.
Les moments qui suivirent sont inénarrables, tout est flou, tout est fou, je crois que je ne réalise pas
38 ans d'amour viennent de s'achever et je vais découvrir que l'enfer, c'est pour celui qui reste.

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