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Les points essentiels

• Le cancer du pancréas touche plus d'hommes que de femmes. Il survient le plus souvent après 55 ans.

• Une consommation chronique et excessive d'alcool est sans doute le facteur de risque le plus sérieux. Toutefois, ce cancer peut survenir en l'absence de tout facteur de risque connu.

• Les signes cliniques sont généralement tardifs, dominés par l'altération de l'état général, les douleurs abdominales, éventuellement un ictère (jaunisse).

• Le pronostic dépend de l'étendue de la tumeur, de son type et de la qualité de l'acte opératoire.

• Le traitement repose avant tout sur la chirurgie ; une chimiothérapie peut être proposée en complément, de même qu'une radiothérapie, notamment à visée palliative.

• Mais le cancer du pancréas reste de pronostic assez sévère, même s'il y a des progrès avec de nouvelles chimiothérapies.

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Commentaires Récents

Lundi 2 juillet 2007

ajouter un commentaire par Ph.T

Chapitre 7

Un matin je me réveille près d'elle, elle ne m'entends pas quand je l'appelle, elle ne réagit pas aux baisers sur sa joue, sa respiration est lente et son souffle est bruyant, ses bras retombent telle une masse quand je les soulèves je comprend, avec stupeur, qu'elle est dans un profond coma.

C'est insupportable de la voir ainsi, son visage ne reflète plus aucune expression, je pose ma tête délicatement sur son épaule, je prends sa main et pour la première fois je pleure auprès d'elle et l'implore de ne pas me quitter, de ne pas me laisser seul.
Son cœur, si fort, si grand, bat lentement, refuse d'abdiquer et semble me dire: elle ne souffre plus, elle te dit adieu……

Je ne peux mais je vais devoir accepter la défaite, abdiquer devant cet adversaire qu'elle a et que nous avons combattu avec tant de vigueur pendant 15 mois.
La lutte était par trop inégale et fasse qu'un jour ce soit l'homme qui sorte vainqueur de ce terrible combat, qu'il puisse enfin vaincre la maladie.

Deux jours passent et le 23 septembre, a 3 heures du matin, je me réveille près d'elle en sursaut, comme répondant a un appel, sa poitrine bouge de plus en plus lentement et soudain je recueille son dernier souffle, c'est finis, Gisèle s'est endormie a jamais, contre moi, sa main dans ma main.
 Les moments qui suivirent sont inénarrables, tout est flou, tout est fou, je crois que je ne réalise pas 

38 ans d'amour viennent de s'achever et je vais découvrir que l'enfer, c'est pour celui qui reste.




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Lundi 9 juillet 2007

ajouter un commentaire par Ph.T
Chapitre 8
 

Gisèle s'est endormie pour toujours dans son lit, près de moi, son visage semblai enfin apaisé.
Avec sa maman et mes enfants, avec des vêtements que lui avait offert ses filles, nous l'avons habillé chaudement car, cela peut paraître idiot mais j'avais peur qu'elle est froid, .
Dans son cercueil, je lui ai posé la tête sur son oreiller qu'elle aimait tant, je l'ai parée avec cette petite couverture de laine polaire qu'elle s'était fabriquée et dont elle se couvrait sur son canapé.
Et puis, j'ai du me résoudre a ce que ce cercueil soit clos, plus jamais je n'embrasserais et ne reverrais ce visage que j'ai tant aimé.
D'ailleurs ma chérie, te souviens tu de ce poème, " Le dormeur du val" d'A. Rimbaud, que je t'avais récité, quand nous nous sommes connu, accompagné de quelques accords que je te jouais sur ma guitare?  
Parfois je te le récite de nouveau, sans guitare, sur ta tombe, car tout me revient sans cesse et ce soldat, c'est un peu toi a présent.
 
C'est un trou de verdure où chante une rivière,
Accrochant follement aux herbes des haillons
D'argent, où le soleil, de la montagne fière,
Luit, c'est un petit val qui mousse de rayons.
 
Un soldat jeune, bouche ouverte, tête nue,
Et la nuque baignant dans le frais cresson bleu,
Dort, il est étendu dans l'herbe, sous la nue,
Pâle dans son lit vert où la lumière pleut.
 
Les pieds dans les glaïeuls, il dort. Souriant comme
Sourirait un enfant malade, il fait un somme :
Nature, berce le chaudement, il a froid.
 
Les parfums ne font pas frissonner sa narine,
Il dort dans le soleil, la main sur sa poitrine,
Tranquille. Il a deux trous rouges au côté droit.
 
Un jour d'hiver, notre petite fille qui parfois m'accompagne au cimetière pour lui réciter des poèmes et  coller sur sa plaque de marbre de petits autocollants d'enfants, me dit:
 - mémé n'a pas froid puisque tu lui as mit sa couverture.
Souvent, dans ces moments la, elle me cite des souvenirs et je constate que sa grand mère est bien au chaud dans son cœur d'enfant.
  

gallargues-copie-1.jpg 

A présent, beaucoup de gens me disent que la vie continue,  qu'il me faut m'adapter a cette nouvelle situation mais a tous ceux la je leur répondrai simplement que cela m'est impossible, que j'essaye plutôt de survivre, pas pour moi mais pour mes enfants et mes petits enfants. De voir le bonheur dans leurs yeux est mon seul réconfort, car pour moi ce mot n'existe plus.

Des idées noires se bousculent toujours dans mon esprit, je suis seul avec ma peine et c'est très bien ainsi même près de deux ans après. Ce n'est pas la solitude le plus difficile a vivre, mais c'est d'être seul.
Je ne veux déranger personne, un homme triste est un homme ennuyeux, qu'il se débrouille, depuis quand doit on tendre la main!

Mon existence, a présent, c'est de me lever le matin et d'attendre tant bien que mal qu'il soit l'heure de se coucher, de me nourrir et non de manger, de regarder le téléphone en espérant, sans trop y croire, qu'il va sonner, de ne plus m'inquiéter du temps qu'il fait, de déverrouiller ma porte d'entrée car, sait on jamais, si quelqu'un voulait entrer même simplement pour me dire bonjour.
 
Il faut être à l’écoute des endeuillés, leur donner la possibilité qu’avec le temps et l’amour de leurs proches, ils puissent trouver les ressources pour ne pas se meurtrir en s’abandonnant à un chagrin qui détruirait leur projet d’existence, pensez à cela. 

Nous avons tous un passé, un présent, un avenir mais quand le premier supplante le dernier, alors ce passé vous sert de présent, il vous aide a affronter cet avenir qui essaye de s'imposer et surtout fait que j' accepte que mon existence soit à présent un fardeau, un long chemin de croix. 

Je n'ai pas su te soigner, ma Gisèle, tu méritais tant de vivre alors
  ne tarde pas trop, vient vite me chercher, la vie sans toi ce n'est pas possible.  


Jeudi 26 juillet 2007

ajouter un commentaire par Ph.T
Chapitre 9

   composée par Michelle (mimi) que tu appréçiais beaucoup
  mimi.jpg
 
Comme tous les couples, nous avons connu des joies et des peines. Nous avons toujours respecté la personnalité de l'autre, nous avons su résoudre tous les problèmes inhérents à la vie en couple, même les plus graves, en les affrontant, sans détour, nous savions que le bonheur était à ce prix et que l'intelligence, dans un couple, c'était primordial.
 
A présent, je m'aperçois qu'au milieu des si nombreux souvenirs de joie qui hantent mon esprit quand je pense à toi, à nous, j'ai, bien sur, quelques regrets qui surgissent furtivement mais heureusement pas de remords, sauf celui bien présent d'être toujours en vie.

Huit mois après que tu sois parti, j'ai refait un AVC. A l'hôpital, ils me surveillaient comme le lait sur le feu car ma tension faisait du yoyo et ils avaient peur que mon cœur ne s'arrête. Ils furent surpris que je ne m'inquiète pas de mon état, ce qu'ils ignoraient c'est que, secrètement, j'espérais que mon coeur s'arrête. Mais hélas je m'en suis encore sortis.
La vie, elle s'accroche a moi je ne sais pourquoi car moi je ne m'accroche pas à elle!
Après quelques jours, je me suis sauvé de cet hôpital, car tu étais partout, nous avions tellement fréquenté cet établissement, c'était insupportable. Je regardais sans cesse la porte de ma chambre, pensant que tu allais entrer.

J'ai sombré, depuis que tu es parti, dans un monde ou ma seule maîtresse est la solitude et mes seuls amis et compagnons de table sont mes souvenirs.
Il faut dire que les gens m'ont bien aidés, le vide qui se faisait autour de ta maladie, il s'est amplifier autour du survivant que je suis, et si je n'avais mes enfants, on pourrait un jour me trouver sans vie dans mon logement, sûrement bien des jours après que la vie m'est enfin quittée, par hasard parce que je n'aurait pas acquitté mon loyer ou ma consommation d'électricité.
Je vis, retirer du monde, en vase clos, je reste plusieurs jours sans "mettre le nez dehors", ça ne gène personne et j'accepte cela car je ne supporte plus grand monde, mon univers c'est uniquement tes enfants, nos enfants. J'existe encore car ils veulent que j'existe.
Quelques fois, je sors de "ma cage", boire un café dans un bar, avec ta grande fille, ma promenade c'est d'aller m'asseoir sur ta tombe, fumer une cigarette et te parler.
Dans mes grands moments de détresse, j'ai même dormis sur ta tombe tu me manques tant.
Je ne supporte plus la foule, le bruit m'exaspère, le silence et la nuit sont mes alliés a présent, serais ce l'antichambre du néant ?

J'ai envie de partir de ce sud de la France qui nous a accueilli et revenir près de Genève, région ou nous avons passé près de trente ans de notre vie, ou nous avons été si heureux, ou nous avons "grandis". Mais cela est impossible, car toi tu ne peux me suivre et jamais, au grand jamais je ne t'abandonnerais.
 
La première maison que nous avions acquise, près du lac Léman était superbe. Un jour que nous regardions notre première fille, Natacha, qui avait a cette époque six ans, nous nous sommes aperçu avec stupéfaction que nous sacrifions une vraie vie de famille, que nous tombions dans ce travers, de beaucoup de quidam, être absolument  propriétaire et que nous allions passer à coté de tant de choses.
Avant de devenir "cons", nous décidâmes immédiatement de tout vendre et de donner a Natacha une petite sœur ou un petit frère et Stéphanie est arrivée. Un enfant ce n'est pas fait pour être seul, nous ne pouvions, par égoïsme, lui refuser cela et nous le refuser.
Les enfants ne sont pas le fruit de la richesse économique d'un couple mais ils sont issus de la richesse de leurs cœurs.
Quelques années plus tard, tu as été si contente de me donner un fils, notre fils David.
 
Ce que nos enfants ont vite compris c'est que nous vivions pour eux mais qu'ils ne pouvaient nous empêcher de vivre. Ce principe d'éducation, ils nous en remercient car leur enfance est riche de bons souvenirs, ils sont parfaitement autonomes et ils nous ont permis de profiter de tout, d'eux et de tous les plaisirs de la vie pour un couple amoureux.
Nos enfants, nous les avons langés, consolés, protégés, amusés, promenés, écoutés et nous avons également, tous les deux, jouis à fond de la vie sans retenue, le raisonnable n'était pas notre fait, et .................................nous avons fait l'amour a Venise, ce dont beaucoup se prive pour une maison et sa cloture !!!
 
Apres la naissance de David, tu as voulue une nouvelle maison, je te l'ai faite construire dans cette Haute Savoie si belle et qui nous a tant donnée.
Mais nous nous aperçûmes que cette région ne  pouvais plus rien nous apprendre, tu avais tellement envie de voir autre chose, de remplacer la neige par du soleil, les torrents par la mer ………
 
Vendredi 27 juillet 2007

ajouter un commentaire par Ph.T
Ma Gisèle,
 
Même si je dois attendre
Un an, dix ans, cent ans pour te rejoindre
Tu es toujours moi
Je suis toujours toi.
Jamais tu ne m'as quitté
Jamais je ne te quitterais.
Trente huit ans
De vie au soleil
Avec toi.
A présent le noir
La survie
Sans toi. 
Pour nos enfants, nos petits enfants
Je n'ai pas le droit
D'actionner l'interrupteur.
Mais je viendrais
Dormir près de toi
Que tu n'es pas froid
A jamais.
 
A bientôt
Je t'aime
 
Ton Philippe
 
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