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Les points essentiels

• Le cancer du pancréas touche plus d'hommes que de femmes. Il survient le plus souvent après 55 ans.

• Une consommation chronique et excessive d'alcool est sans doute le facteur de risque le plus sérieux. Toutefois, ce cancer peut survenir en l'absence de tout facteur de risque connu.

• Les signes cliniques sont généralement tardifs, dominés par l'altération de l'état général, les douleurs abdominales, éventuellement un ictère (jaunisse).

• Le pronostic dépend de l'étendue de la tumeur, de son type et de la qualité de l'acte opératoire.

• Le traitement repose avant tout sur la chirurgie ; une chimiothérapie peut être proposée en complément, de même qu'une radiothérapie, notamment à visée palliative.

• Mais le cancer du pancréas reste de pronostic assez sévère, même s'il y a des progrès avec de nouvelles chimiothérapies.

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Lundi 28 mai 2007

ajouter un commentaire par philtib
Chapitre 2

Nous voici a présent installé dans un nouveau monde, celui de la maladie, un monde ou le mot aimer prends tous son sens, un monde ou les visites des "amis" se raréfient au fil des jours, ou le téléphone sonne de moins en moins. Pourquoi la maladie fait elle peur a tant de gens ou est ce que beaucoup ont "autre chose a faire" !!!!!

Qu'importe, je me suis aperçu tout au long de la maladie de Gisèle que le mot famille est en exergue, et la notre est seule et indivisible, merci mes enfants je vous aime, vous êtes et serez toujours aux cotés de votre mère, dans mon cœur.

 Giselea-copie-1.JPG

Commence a présent un traitement lourd, ou les séjours a l'hôpital sont très fréquents et qui, au fil des jours, sont de plus en plus longs. Pour être ensemble, je décide de ne pas utiliser comme transport les VSL dont Gisèle à droit et tous les déplacements à l'hôpital sont effectués avec notre voiture car il m'est inconcevable et insupportable de ne pas être près de mon épouse dans cette épreuve.

Nous faisons connaissance d'un cancérologue, mais surtout d'un médecin gastro-entérologue, que je nommerais uniquement par son prénom, Thomas. Un homme exceptionnel de dévouement, de gentillesse et de compétences, entouré d'infirmières qui forcèrent mon admiration tant elles furent admirables, qui en plus de leur travail médical témoignèrent d'une sincère sympathie envers mon épouse et parfois, après leur travail, elle s'arrêtaient dans sa chambre pour lui tenir compagnie.

Ses soins réguliers, séances de chimiothérapie sans chute de cheveux ce qui est agréable pour une femme, séances de radiothérapie, traitement le plus contraignant et le plus fatigant pour elle. Et puis le problème récurant de se liquide biliaire qui inexorablement se mélange a son sang. Ce dernier point nécessite plusieurs opérations chirurgicales pour poser un drain qui sort de son abdomen et finis dans une poche plastique externe qui faut changer chaque jour. Le drain interne que le chirurgien avait posé lors de sa toute première intervention, son corps très vite l'a rejeté.

Je vais de moins en moins travailler, je passe le plus de temps possible auprès d'elle et au bout de quelques semaines, Gisèle me voyant partir, m'interpelle et me dit:" tu as suffisamment travailler, laisse tout tomber, reste près de moi, je sais que je vais mourir " Je lui répond: "d'accord chérie, j'arrête tout, je reste près de toi mais dis toi bien que nous allons tous mourir un jour, mais le plus tard possible". Je sais qu'elle n'était pas dupe sur la fin de ma réponse, ne serait ce pas moi que je tentais de rassurer ???

Nous possédions une petite entreprise de création et de fabrication de maillots de rugby. Nous en avions énormément "trimer" pour la créer, Gisèle en était un des poumons et la principale actrice de notre réussite grâce a ses doigts de fée et son sens aigu du beau et du bien fait. De nombreux clubs de rugby de France, d'autre pays et même de Russie nous faisaient confiance. Nous étions fier de ce que nous avions creé. 
Nous suivions la "carrière" rugbystique de David, notre fils, et nous étions très fier de voir nos créations sur les terrains ou a la télévision, mais malgré tout, je décide sans regrets, du jour au lendemain, de fermer notre entreprise, pour me consacrer a 200% a Gisèle et de "la vivre" comme jamais je ne l'avais vécu. Si pour beaucoup l'argent est leur principale motivation, ce ne fut jamais notre cas, nous aimions trop la vie pour l'insulter et a chacun ses priorités. Nous faisions notre de cette devise:
Il faut manger pour vivre et non vivre pour manger.

Les mois passèrent, le délai de survie de trois mois que l'on m'avait annoncé après l'opération était largement dépassé, preuves que ces délais supposés sont fonction de beaucoup de critères autre que médicaux et le caractère volontaire de Gisèle, sa force morale, le comportement de son entourage familial, de celui du monde médical sont des facteurs indispensables et primordiaux pour le traitement et le bien être des malades.

Jamais d'ailleurs on ne me reparla de délai et je ne voulais surtout pas que l'on m'en parle. A chaque intervention chirurgicale, Gisèle voulait tout voir, être opérée "en direct" comme elle me disait et elle exigeait des anesthésies locales, malgré les mises en garde des chirurgiens, elle l'obtenait et provoquait une certaine admiration des gens qui officient dans les salles d'opération. Je connaissais bien mon épouse mais elle forçait encore plus mon admiration pour elle. 
Un jour, un anesthésiste lui demanda, pour que la douleur ne soit pas trop forte, de penser à quelque chose qui lui plaise beaucoup. Elle a pensé à Axelle, notre petite fille de 7 ans, et oui elle était grand mère, et tout c'est bien passé.

Elle en arrivait même a plaisanter avec des médecins pendant l'intervention et un anesthésiste lui dit, pour rentrer dans son jeu, pendant l'intervention: 
si je vous invitait a dîner ce soir? mais votre mari ne vas pas être d'accord ? 
Pourquoi pas lui répondis Gisèle, mon mari ne m'a jamais rien refusé.
Mais a cette période de la maladie, Gisèle ne se nourrissait que de soupes, de crèmes et boissons énergétiques  a haute teneur en calories, la nourriture traditionnelle elle ne l'assimilait plus beaucoup. 
Les chirurgiens m'ont expliqués qu'ils avaient de plus en plus de mal à lui pauser ses drains car son corps les rejetaient sans cesse, la faute à de nouvelles métastases qui apparaissaient et dont la chimiothérapie ne pouvait plus enrayer leur évolution.

Les jours passaient, inconsciemment je commençais à croire à une tres longue rémission de la maladie et même parfois, il m'arrivait de penser à une guérison.



 
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