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Les points essentiels

• Le cancer du pancréas touche plus d'hommes que de femmes. Il survient le plus souvent après 55 ans.

• Une consommation chronique et excessive d'alcool est sans doute le facteur de risque le plus sérieux. Toutefois, ce cancer peut survenir en l'absence de tout facteur de risque connu.

• Les signes cliniques sont généralement tardifs, dominés par l'altération de l'état général, les douleurs abdominales, éventuellement un ictère (jaunisse).

• Le pronostic dépend de l'étendue de la tumeur, de son type et de la qualité de l'acte opératoire.

• Le traitement repose avant tout sur la chirurgie ; une chimiothérapie peut être proposée en complément, de même qu'une radiothérapie, notamment à visée palliative.

• Mais le cancer du pancréas reste de pronostic assez sévère, même s'il y a des progrès avec de nouvelles chimiothérapies.

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Mardi 12 juin 2007

Ecrire un commentaire - Par Ph.T
Chapitre 4  
 
 
Les jours passent et la maladie continue inexorablement son travail de sape.
Nous essayons de vivre, du moins en apparence, presque normalement. 
Nous sortons ensemble faire les achats pour la vie de tous les jours, à pas lents mais debout, Gisèle prenant soin de dissimuler sous sa robe le drain et la poche plastique emplie de ce liquide jaunâtre qu'est la bile. Grande est sa fatigue, elle dort plus que de coutume et passe le plus clair de son temps sur son canapé, quand elle n'est pas a l'hôpital pour la chimiothérapie ou les séances de radiothérapie.
  

 
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Le plus détestable et ce qui affecte quelque peu son moral, c'est  le téléphone qui sonne de moins en moins, que les visites s'estompent inexorablement, mais heureusement ses enfants sont omniprésents, la famille l'entoure et n'hésite pas a "avaler" du kilomètre pour être un peu plus près d'elle, venant du Jura ou de Paris.
La douleur devient de plus en plus présente et le seul remède efficace, c'est la morphine. Les séjours a l'hôpital sont de plus en plus fréquents, et comme me disait Gisèle avec son ironie habituelle: c'est ma deuxième maison !!
Un jour, alors que j'effectuais les taches ménagères en l'occurrence je lavais le sol du salon, je la surpris sur son canapé entrain de pleurer et elle me regarda et me dit, avec une énorme tristesse dans la voix:
- je ne peux plus rien faire, tu dois t'occuper de tout !!
Je lui répondis:
- Mais chérie, quand c'est moi qui fut malade tu m'as soigné, tu as tout fait également et sûrement plus que moi, alors ne soit pas triste, et ne pense qu'a une chose, te reposer, te soigner, je t'aime tant.
Un peu plus d'un an auparavant, j'ai été victime d'un AVC qui me laissa plus de huit mois inactif et j'ai souvent du remord de m'en être sortis, pourquoi pas elle? Pendant cette longue période d'inactivité forcée, Gisèle a été extraordinaire (le mot est faible) elle s'est occupé de tout, de moi, de notre entreprise, sans jamais faillir, sans jamais se plaindre et avec cette vigueur qui la caractérisai.
Gisèle dort de plus en plus et mange de moins en moins, avec l'accord de son médecin, je suis obligé d'augmenter les doses de morphine et fin août 2005, la douleur elle aussi progresse mais je dois la deviner car jamais elle n'en parle et ne se plaint, dans son soucis de préserver sa famille.
Fin août, Gisèle m'appelle et tel un enfant qui constate une bêtise me dit:
chérie, regarde, elle me montre son drain dans ses mains et son abdomen qui saignait, mon tuyau il s'est enlevé tout seul.
Alors, retour d'urgence a l'hôpital pour une nouvelle opération dans le but d'essayer de repositionner un nouveau drain, opération de plus en plus délicate dans son execution. Le chirurgien me concède qu'il a de plus en plus de mal a effectuer ce geste chirurgical  et Thomas C. m'indique que ce praticien doit faire des prouesses médicales.
Comme à l'accoutumer, Gisèle demande une anesthésie locale, son courage devient légendaire. 
Début septembre, lorsque je la sors de l'hôpital en permission pour le week end, je compris que ce serait son dernier séjour. Elle était amaigrie et son corps n'accepte plus aucune nourriture. Son médecin me communique que le dernier scanner "c'est une catastrophe". La maladie a progressée et ne pourra plus guère progresser car elle est à son apogée. Quand ses infirmières me disent " a dimanche soir", je regarde discrètement le médecin et il compris très vite que je ne la ramènerai plus. Je lui avait expliqué que Gisèle aurait son dernier soupir dans sa maison, près de moi, et je venais de comprendre que se moment était tout proche. Cela faisait 15 mois que nous luttions pour elle, avec elle,15 mois qu'elle se battait contre un adversaire qui ne connaît que rarement la défaite et elle avait le droit de s'endormir près de ceux qu'elle aimait.   


 

Un jour, elle me demande de lui faire un de ses plats favoris, des gambasses au pastis. Elle me dit comment les préparer car je ne suis qu'un piètre cuisinier, et pendant que je lui concocte, elle me regarde avec un sourire ironique devant ma maladresse et le soin que j'apporte a suivre ses consignes à la lettre, mais surtout avec un regard d'une infinie tendresse que peu d'amants ne peuvent connaître, mais mêlé également d'une grande tristesse.
Elle déguste ce repas en se grisant de l'odeur si agréable des gambasses grillées, et subitement je dois la porter jusqu'a la salle de bain pour qu'elle vomisse. Elle le savait pertinemment mais elle voulue s'offrir un dernier plaisir gustatif. Elle était un tel "cordon bleu", sa cuisine m'enchantait et me surprenait chaque jour et nous nous étions tellement "régalés" dans les grands restaurants que sont Troisgros, Bocuse, La diligence, Alexandre, la table et la bonne chaire était un de nos grands plaisirs.
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