Chapitre 12
Gisèle, tu me manques de plus en plus, ce soir un épais brouillard a envahie ma maison. Je suis fatigué, las d'attendre la fin de cette sinistre
comédie que je joue.
Je m'amuse avec mon petit chien et des qu'il s'endort, a nouveau je cherche ta main et la tristesse fait son œuvre et je n'en peux plus de pleurer
presque chaque soir.
Tu sais, quand je suis venu te présenter César, il s'est couché sur ta tombe et la léchée, j'ai trouvé cela troublant et émouvant et a chacune de mes visites pres de toi, il
m'accompagne et je pense qu'il se doute que je suis vers ma vraie maison.
Je regarde la photo de ce petit Jules, que notre cadette a enfantée, ses yeux bleus qui sont les tiens me regardent et me font comprendre que, même si il ne t'a jamais connu, tu es
présente en lui et en nous tous.
Bientôt deux ans que tu es partie et j'espère toujours que c'est un mauvais rêve, un horrible cauchemar, et que je vais me réveiller, près de toi.
J'accepte difficilement ma solitude personne, hormis nos enfants, ne m'apporte une once de joie. Mais, nos momes, ils ont leur vie et ils ne peuvent
être toujours à mes cotés.
Oh, ne t'inquiète pas, Natacha, je la vois presque tous les jours, Stéphanie me téléphone très souvent et des qu'elle le peut elle saute dans un TGV,
avec son petit Jules, et elle viens passer quelques jours près de moi, David m'appelle presque tous les jours, il revient jouer au rugby a Uzès pour que l'on se voit plus souvent.
Axelle et Léo, nos petits enfants, il l'aime leur pépé, Léo vient souvent me voir a la sortie du collège, il me dit fréquemment qu'il ne veut pas laisser son grand père seul, Axelle viens souvent
passer son mercredi avec moi, elle est de plus en plus belle et toujours aussi chipie, et ses menus préfères c'est steak haché sauce roquefort et frites ou spaghetti a la carbonara, je ne
sais faire que ça.
Nos enfants, petits enfants, ont tellement besoin de pouvoir s'appuyer sur un arbre solide, qui leur parle avec son cœur de père et de grand père.
Mais je sature, jouer les faux semblants j'y arrive de moins en moins, le matin je suis triste de me réveiller, car je suis encore la.
Pourquoi es tu partie seule?
Nous étions si bien ensemble!
Pourquoi la maladie ne m'a pas frappée moi aussi?
Rien ni personne n'avait le droit de nous séparer, tous cela n'à aucun sens, viens me chercher, je t'en prie.
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